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Vous recherchez un dictionnaire

Un dictionnaire, communément, est un volume ou un ensemble de volumes composant un ouvrage monolingue et définitionnel. Il représente une entité conceptuelle se rapportant à un objet monovolumaire ou plurivolumaire. Il se compose d’une nomenclature alphabétique ou thématique de mots-vedettes accompagnée d’une définition de ses entrées. Un dictionnaire bilingue ou plurilingue, en l’absence de définition, présentera une équivalence de mots d’une langue à une autre.

Un recueil de mots, un glossaire, un lexique ou un index ne possède pas l’autonomie caractérisant un dictionnaire. Il est le plus souvent dépendant d’un « texte » ou d’un contenu principal qu’il complète. Souvent partie d’un ouvrage, en marge d’un texte principal, un glossaire, un lexique ou un index est un recueil spécialisé de mots ordonnés suivant un classement alphabétique ou thématique, monolingue ou plurilingue.

Aux XVIe siècle et XVIIe siècle, le terme de « dictionnaire » n’a pas le sens aujourd’hui commun que nous lui accordons [1]. Les dictionnaires publiés ne s’inscrivent pas encore dans une démarche descriptive de la langue. Œuvres de traduction, les dictionnaires sont essentiellement des ouvrages bilingues, trilingues ou plurilingues. Ils offrent d’une langue à une autre une correspondance de termes. Ce que signifie un mot n’est pas décrit ou n’est pas encore systématiquement décrit.

Après avoir évoqué succinctement une histoire des « dictionnaires » en langue française, nous indiquerons les divers inventaires composant cette rubrique.

Des « dictionnaires »

Le XVIe siècle et le XVIIe siècle sont avant tout marqués par des dictionnaires de traduction. Noël de Berlaimont, Ambrogio Calepino, Pierre Canal, Randle Cotgrave, Nathanaël Dhuez, Robert Estienne, Antoine Furetière, Heinrich Hornkens, Levinus Hulsius, Elcie Édouard Léon Mellema, Gabriel Meurier, Guy Miège, Philibert Monet, Jean Nicot, Antoine Oudin, César Oudin, Jean Pallet, François-Antoine Pomey, Pierre Richelet et Jacob Stoer en sont les auteurs les plus illustres.

Le premier dictionnaire de langue française monolingue, le Dictionnaire françois : contenant les mots et les choses, est rédigé par Pierre Richelet. Il est publié en 1680. De nombreux « dictionnaires » en langue française, bilingues, trilingues et plurilingues l’ont précédé.

En 1539, est publié le premier dictionnaire bilingue français-latin : le Dictionaire francoislatin. Par ce dictionnaire, le français s’illustre comme un idiome national. Il est l’œuvre du premier des lexicographes français, Robert Estienne. Il est aussi associé à la Renaissance et à une ordonnance de Villers-Cotterêts. Cet ouvrage en raison de sa nomenclature en français sera considéré comme le premier dictionnaire français.

En 1606, sur la base d’un remaniement du précédent dictionnaire, est publié à titre posthume, le premier dictionnaire se présentant en page de titre comme un dictionnaire de langue française monolingue : le Thrésor de la langue françoyse. Œuvre de Jean Nicot, ce dictionnaire néanmoins présente une traduction des expressions et des mots français en latin. Il faut donc attendre la toute fin du XVIIe siècle pour que paraisse le premier dictionnaire, au sens contemporain de ce terme, monolingue de langue française.

Le Dictionnaire françois : contenant les mots et les choses de Pierre Richelet publié en 1680 sera suivi en 1690 du Dictionnaire universel, contenant généralement tous les mots françois tant vieux que modernes d’Antoine Furetière, et, en 1694, du dictionnaire de l’académie françoise.

Le premier dictionnaire étymologique de langue française — Les origines de la langue françoise de Gilles Ménage — sera publié en 1650.

Un inventaire principal

Au cœur du site anthonominalie.fr, un inventaire principal dédié aux dictionnaires et aux listes alphabétiques et idéologiques de mots en langue française publiés aux XVIe et XVIIe siècles recense :
— des dictionnaires monolingues définitionnels, monovolumaires ou plurivolumaires ;
— des dictionnaires bilingues et plurilingues, monovolumaires ou plurivolumaires ;
— tout recueil ou répertoire ou « magasin » de mots en langue française ordonné suivant un classement alphabétique ou idéologique, monolingue ou plurilingue. Dans ce cadre, ont été insérés des « colloques » ou manuels de conversation plurilingues distribués par thèmes, des index, des « glossaria », des « vocabularia » et, des ouvrages consacrés aux proverbes, aux sentences ou aux épigrammes distribués par ordre alphabétique ou par thème [2].

Pour réaliser cet inventaire, il a été tenu compte des éditions d’un volume ou d’un ensemble de volumes tirées à partir d’une même composition typographique, et, des éditions partagées comportant deux ou plusieurs émissions simultanées à l’adresse de libraires différents, diffusées sous des raisons sociales distinctes et présentant un état distinct de la page de titre.

Pour un ouvrage plurivolumaire, cet objet étant plus complexe — ses volumes pouvant être publiés à des moments différents et sous des des raisons sociales distinctes, il est fait état dans l’inventaire principal d’une notice bibliographique détaillant un « dictionnaire » et d’une notice bibliographique détaillant un volume de ce « dictionnaire ».

Enfin, cet Inventaire principal est complété au gré de nos recherches et pour les besoins d’une étude lexicographique, par des notices présentant des « dictionnaires » en langue française publiés à d’autres périodes.

Des notices bibliographiques

Chaque notice bibliographique spécifique à ce site se compose :
— d’une suite de ressources empruntées à des catalogues spécialisés en ligne, à des catalogues de bibliothèques, à des tables de dictionnaires et à des études. Cette suite de ressources est intitulée « Références externes » ;
— d’un examen matériel le cas échéant dudit volume recensé, accompagné d’une image du frontispice, des pages de titre et/ou des parties recherchées (index, lexique...) ;
— enfin, d’un espace dédié à la présentation et à la transcription d’articles ou d’occurrences relatifs à un vocable : ces transcriptions ou inversement l’absence de transcriptions sont justifiées par des images des pages examinées ou des folios étudiés.

Dans le cas présent, notre étude lexicographique portera sur le vocable ESTAMPE et sa famille lexicographique (estamper, estampes, étampe...).

Lorsqu’un « dictionnaire » est consulté ou lorsqu’un volume d’un dictionnaire plurivolumaire est étudié, l’examen matériel dudit volume recensé se divise en quatre groupes de champs :
— Source(s) de la présente notice
— « Dictionnaire » étudié dans ce volume
— Auteur(s) et impression mentionnés
— Savoirs ajoutés.

Nous vous invitons à consulter la notice suivante. Cette notice permet d’apprécier les descriptions que nous envisageons produire, et, la structure du formulaire que nous avons construite [3]. Cette dernière est extensible. D’autres tables et champs peuvent être ajoutés.

Un premier résultat

Cet inventaire principal des dictionnaires et des listes alphabétiques et idéologiques de mots en langue française publiés aux XVIe et XVIIe siècles est en cours de rédaction. Il évolue et se précise.

Lors de la mise en ligne du site anthonominalie.fr, le 26 mai 2015, sur la base d’un examen de l’USTC [4], d’une étude de la table du Musée Virtuel des Dictionnaires consacrée au XVIe siècle [5], et, en débutant l’insertion des tables de Lindemann [6], plus de 800 notices bibliographiques se rapportant à des éditions distinctes pour le XVIe siècle ont été créées et mentionnent dans leur ensemble quelques 800 établissements documentaires. Qui plus est, par ce biais, près de 200 de ces éditions disposent d’un ou de plusieurs hyperliens permettant de consulter en ligne une version numérique au format image. Ce premier état de l’« Inventaire » sera précisé et complété [7].

Soustraire les incertitudes

Rédiger un inventaire des dictionnaires et des listes alphabétiques et idéologiques de mots en langue française publiés aux XVIe et XVIIe siècles nous expose à des contingences et à des contraintes : à des dictionnaires perdus ou non localisés, et, à une histoire touchant la rédaction des notices bibliographiques, notices qu’il nous faut consulter. Un inventaire en ce sens créé sur la base de notices bibliographiques et de références bibliographiques empruntées à des catalogues ou à des tables est un lieu où des incertitudes peuvent exister : où un titre court peut prêter à confusion, où une référence bibliographique erronée peut être à l’origine d’un dictionnaire sans réalité : un dictionnaire fantôme. Pour maitriser ces incertitudes et faire état de nos recherches, plusieurs inventaires ont été créés. Il nous éloigne d’une bibliographie unique, simple liste d’items. Ils ont pour vocation à répondre plus justement à la complexité de notre sujet, à l’insertion de notices et de références de qualités diverses, et, aux zones d’ombres rencontrées.

Des volumes et des ensembles de volumes

Pour mémoire, un « dictionnaire » peut être monovolumaire ou plurivolumaire. Une bibliographie des dictionnaires et des listes alphabétiques et idéologiques de mots en langue française publiés aux XVIe et XVIIe siècles est composée de plusieurs centaines d’occurrences [8]. Des notices bibliographiques et des références bibliographiques — ce qui nous permet d’en prendre connaissance — doivent être consultées. Parmi ces notices, des notices décrivent l’un des volumes d’un dictionnaire plurivolumaire. D’autres notices présentent un dictionnaire plurivolumaire dans sa totalité. Et parmi ces notices, pour un dictionnaire plurivolumaire, il peut être fait état de manière détaillée des volumes qui le compose. Cependant, sans plus de précisions, un dictionnaire plurivolumaire peut être aussi décrit par le seul nombre de ses volumes, un titre court, un auteur et une année d’édition.

Une notice bibliographique ou une référence bibliographique d’un « dictionnaire » plurivolumaire est par conséquent un sujet complexe, voire imprécis. Les volumes d’un même dictionnaire peuvent avoir des titres, des pages de titre, des auteurs, des dates d’édition et des éditeurs différents. Une notice bibliographique peut ne pas rendre compte de cette diversité.

Pour permettre une approche monovolumaire et plurivolumaire, un tri de ces volumes et de ces ensembles de volumes, pour ajuster et compléter nos descriptions, deux inventaires ont été créés :
— un Inventaire principal
— et un rubrique 65 [9].

Des volumes mono-dictionnairiques et des volumes pluri-dictionnairiques

Des notices bibliographiques et des références bibliographiques consultées peuvent présenter un dictionnaire sans évoquer qu’il est une partie d’un volume composé de plusieurs dictionnaires. En procédant ainsi, les rédacteurs desdites notices et références décrivent une entité conceptuelle — un dictionnaire — indépendamment du volume qui le contient. Inversement, si le rédacteur d’une notice est attaché à une unité matérielle — la description des ouvrages ou dictionnaires liés à une même reliure, contenu dans un même ouvrage au sens physique de ce terme —, une même notice bibliographique peut décrire plusieurs dictionnaires contenus dans un même volume. Ainsi, l’écriture d’une notice bibliographique ou d’une référence bibliographique peut être motivée par des exigences différentes, et, ce d’autant si au sein d’une même source la distinction entre « volume » et « dictionnaire » n’est pas établie. En d’autres mots, si au sein d’une même source la distinction entre « volume » et « dictionnaire » n’est pas établie, la somme des notices bibliographiques ne peut être tenue pour le nombre des volumes à examiner ni le nombre des dictionnaires à appréhender. La somme de ces notices est un ensemble plus hybride.

Afin de réaliser un inventaire des dictionnaires sur la base d’une unité qui est le volume, et, afin de réaliser un inventaire des dictionnaires sur la base d’une unité qui est le dictionnaire, il nous semble nécessaire d’apporter plus de précision à une distinction courante jugée insuffisante : dictionnaire monovolumaire et dictionnaire plurivolumaire.

Face aux notices bibliographiques qu’il nous faut examiner et distribuer, il nous importe de considérer qu’une notice bibliographique peut décrire :
— un volume monodictionnairique ou un dictionnaire monovolumaire,
— tout ou partie d’un volume pluridictionnairique,
— tout ou partie d’un « dictionnaire » plurivolumaire monodictionnairique,
— et tout ou partie d’un ouvrage plurivolumaire pluridictionnairique.

En conséquence, pour appréhender au mieux notre objet, outre un inventaire des notices que nous nommons Inventaire principal, il nous faut créer un inventaire des dictionnaires par volume et un inventaire des dictionnaires sur la base d’une unité qui est le dictionnaire.

Ce dernier inventaire est en cours d’élaboration.

Différemment, en vue de préciser notre recherche, un inventaire intitulé Inventaire des « dictionnaires » présents en seconde partie ou en énième partie dans un volume pluridictionnairique a été créé. Il permet de recenser tous ces dictionnaires parfois oubliés dans le contenu de certaines notices issues de nos sources au profit du premier ouvrage décrit en première page de titre. Ce dernier inventaire sera complété progressivement.

Un inventaire : des inventaires

La structure de ce site et plus précisément de cette première partie « Tables et inventaires de dictionnaires en langue française » est particulière. L’Inventaire principal est un conteneur dans lequel sont créées, recensées et modifiées des notices bibliographiques. Il inventorie l’ensemble des « dictionnaires » et l’ensemble des volumes relatifs aux « dictionnaires ». Une notice de cet inventaire peut évoquer un volume monodictionnairique, un volume pluridictionnairique, un « dictionnaire » plurivolumaire, un volume d’un « dictionnaire » plurivolumaire, ou, un « dictionnaire » ne constituant qu’une partie d’un volume pluridictionnairique. Il s’agit par conséquent d’un ensemble hétérogène où se précisent des descriptions.

Tout autre inventaire de ce site dans cette première partie est le résultat de requêtes simples ou complexes interrogeant les champs des notices de ce conteneur. Sur un ensemble de plus de 900 rubriques ou inventaires publiées, trois rubriques font exception :
— une rubrique dédiée aux « dictionnaires » soustraits de l’inventaire principal après consultation ou étude : « Dictionnaires réels » aux notices bibliographiques imprécises écartés de l’Inventaire principal après consultation ;
— une rubrique dédiée aux notices imprécises appelant à plus de recherches avant insertion dans l’inventaire principal : Notices écartées de l’Inventaire principal appelant à plus de recherches ou à une consultation des ouvrages mentionnés
— et la Base des « Dictionnaires Fantômes ».

Ces rubriques contiennent des notices qui leur sont propres. Ces notices bibliographiques ont été :
— soit déplacées de l’Inventaire principal vers ces rubriques ;
— soit créées dans ces rubriques.

Trois autres critères de tri

Pour disposer d’un inventaire ne présentant que les premières éditions et les éditions d’autorité (ou significatives), un Inventaire des premières éditions et des éditions significatives a été créé. Cet inventaire constitue un aide-mémoire. Il a été formulé pour partie au moyen de la table de Bernard Quemada reprise par le Musée Virtuel des Dictionnaires (Dir. Jean Pruvost). Idéalement, la présence et l’apport lexicographique de chaque « dictionnaire » dans cet inventaire devraient être justifiés. Un commentaire libre placé en en-tête de ces « dictionnaires » est envisageable.

Ensuite, deux inventaires attireront probablement l’attention du lecteur :
— un inventaire des Dictionnaire(s) et des recueil(s) de mots en langue française disponible(s) en version numérique au format image
— et un Recherche par établissement documentaire.

Le premier de ces inventaires — l’inventaire des Dictionnaires et recueils de mots en langue française disponibles en édition numérique au format image — aura, nous l’espérons, quelques utilités pour le lecteur-chercheur. En complément d’une consultation « en main » qu’il n’est pas toujours aisée à réaliser, il permet de disposer en ligne d’un ensemble de ressources [10].

Du second de ces inventaires — l’inventaire des « dictionnaires » classé par établissements documentaires — il est attendu un usage plus méthodique ou plus original.

Cet inventaire peut être utile à un lecteur curieux de découvrir les dictionnaires conservés à proximité de son lieu de résidence. Il suffit de choisir sa ville ou une ville proche de chez soi, et, une liste des occurrences s’affiche [11]. Nous avons ainsi espoir que cet inventaire facilite des découvertes et permette des recherches en lexicographie et en métalexicographie [12].

Dictionnaires perdus, dictionnaires non localisés et dictionnaires fantômes

La création d’un inventaire est un exercice complexe. Qu’il s’agisse des inventaires réalisés par Beaulieux (1904, 1927), Quemada (1968), Labarre (1975), Claes (1977), Lindemann (1994, 2011) ou de l’inventaire du Musée Virtuel des Dictionnaires (2002), pour ne nommer que les tables de dictionnaires les plus significatives évoquant des « dictionnaires » en langue française imprimés au XVIe et/ou au XVIIe siècle, un inventaire est tributaire des notices bibliographiques et des références bibliographiques consultées [13].

Comme nous le mentionnions, des titres courts peuvent prêtés à confusion, être vecteurs de confusion. De même, tout « savoir ajouté » non souligné, non indiqué comme ajouté, tel qu’un nom d’auteur, un nom d’éditeur ou un lieu d’édition, mentionné dans une notice bibliographique, peut être vecteur d’erreurs [14].

Dans une notice bibliographique, de la même manière, une absence de collation, une absence de transcription littérale des pages de titre, une absence de bibliographie matérielle de l’ouvrage décrit peuvent nous conduire à confondre des ouvrages aux contenus distincts. Enfin, pour les dictionnaires bilingues ou plurilingues en plusieurs volumes, l’usage fréquent de titres courts rédigés et choisis dans la langue maternelle du rédacteur de la notice au détriment d’une transcription littérale plurilingue des pages de titres crée parfois des notices difficilement exploitables.

Il importe par conséquent de garder à l’esprit qu’un inventaire est le résultat de la compilation de sources primaires et secondaires. Il peut être composé de notices bibliographiques créées ouvrage en mains ou empruntées à des catalogues d’établissements documentaires. Il peut faire état aussi de références bibliographiques mentionnées dans des études.

Afin de distinguer les ouvrages localisables des dictionnaires non localisés, les dictionnaires considérés comme perdus ou détruits des dictionnaires aujourd’hui consultables, et, enfin, les références bibliographiques erronées des dictionnaires réels, trois autres inventaires supplémentaires ont été créés :
— un inventaire des « dictionnaires » déclarés perdus (et parfois retrouvés) ;
— un inventaire des « dictionnaires » non localisés ;
— et une Base des « Dictionnaires Fantômes » inventoriant toutes les références bibliographiques manifestement erronées [15].

Requêtes et mots-clés

Pour compléter cet ensemble d’inventaires, une rubrique intitulée Autres outils pour rechercher un dictionnaire a été créée. Sur ce site, des recherches par opérateurs logiques ou par mots-clés ou locutions-clés peuvent être réalisées [16].


[1Dans l’ensemble des pages suivantes, nous placerons entre guillemets un terme disposant d’une certaine profondeur et employé à dessein pour simplifier notre propos. Dans le cas présent, le terme dictionnaire désigne un dictionnaire ou une liste alphabétique ou idéologique de mots en langue française ou pour partie en langue française publié aux XVIe et XVIIe siècles.

[2Pour mémoire, les manuels de grammaire ne présentant que des listes de déclinaisons de noms, d’adjectifs et de verbes, et, des listes de pronoms, de prépositions, d’interjections et de conjonctions n’ont pas été inventoriés

[3Nous tenons à remercier chaleureusement Matthieu Marcillaud, auteur du plugin Champ Extra 3 pour Spip 3. Son écoute, sa célérité et la pertinence de ses réponses furent très appréciables. La structure de notre formulaire est liée à l’extraordinaire souplesse du plugin Champ Extra 3 pour Spip 3.

[4L’USTC est un métacatalogue spécialisé recensant toutes les émissions des ouvrages imprimés avant 1700 en Europe, et, mis en ligne en 2011 sur le portail de l’Université de Saint Andrews http://www.ustc.ac.uk/?page_id=97.

[5Le Musée Virtuel des Dictionnaires est un site conçu dès 1998, créé en 2002 par le laboratoire Métadif, affilié au CNRS et à l’Université de Cergy-Pontoise, dirigé par Jean Pruvost et présentant un ensemble de tables de données dédiées aux dictionnaires en langue française publiés entre 1539 et aujourd’hui.

[6Pour qui étudie les dictionnaires en langue française publiés au XVIe siècle, l’étude typologique et bibliographique consacrée aux dictionnaires en langue française publiés avant 1600, rédigée par Magarete Lindemann, est une référence incontournable. L’accès aujourd’hui à plusieurs catalogues en ligne et métacatalogues d’établissements documentaires permet de réviser et de compléter la bibliographie proposée par cette auteure.

Cf. Lindemann, Margarete . Die französischen Wörterbücher von den Anfängen bis 1600. Entstehung und typologische Beschreibung. Tübingen, Max Niemeyer Verlag, 1994.

[7Dans le cas présent, le terme entre guillemets « inventaire » désigne l’ensemble des inventaires de ce site, à la fois le programme que nous nous donnons et les résultats obtenus.

[8Dans la plus riche étude typologique et bibliographique publiée à ce jour, tous supports confondus, sur les « dictionnaires » en langue française publiés avant 1600, manuscrits et manuels de grammaire compris, Magarete Lindemann inventorie en 1994, 447 occurrences dans la table « Gedruckte Wörterbücher mit systematischer Berücksichtigung des Französischen » [Les dictionnaires imprimés avec prise en compte systématique du français] (pp.542-602) et 465 occurrences pour la table « Gedruckte Sprachlehrwerke, Gesprächsbüchlein und grammatische Schriften des Französischen bis 1600 » [Manuels de langue imprimés, livres de conversation et écrits sur la grammaire du français avant 1600] (pp.602-661).

[9Cet autre inventaire des dictionnaires plurivolumaires ne comporte actuellement que quelques notices.

[10Jean Pruvost en 1998, lors de la conception du Musée Virtuel des Dictionnaires avait émis un tel souhait : un accès à plusieurs versions numériques en ligne. Le Musée Virtuel des Dictionnaires malheureusement, créé en 2002, n’a jamais eu l’occasion de déployer son projet initial. La staticité de ses pages et de ses tables est probablement en cause, tout autant que pour de nombreux chercheurs la place accordée communément à la création d’un inventaire. Un inventaire de notices bibliographiques et une bibliographie peuvent être appréciés comme des sujets sans pensée, laborieux et ingrats. C’est dans un esprit différent que nous envisageons la création de nos inventaires. La création d’une base de données, la création d’un formulaire d’enregistrement spécifique, la restitution au moyen d’inventaires de ces données sont, sous une autre forme, à l’instar d’une étude typologique, l’expression d’une connaissance de nos sujets d’étude.

[11Sous réserve que les informations recueillies lors de la création des notices de l’inventaire principal soient pertinentes

[12Entre 1994 et 2012, sur support imprimé, Hans-Josef Niederehe [et al.] dans ses ouvrages Bibliografía cronológica de la lingüística, la gramática y la lexicografía del español (BICRES I à V) a formulé des inventaires classés par établissements documentaires des dictionnaires, des grammaires et des études générales de langue espagnole du Moyen Âge au XIXe siècle (Amsterdam, Philadelphie : John Benjamins Publishing Company, coll. Studies in the History of the Language Sciences). Nous tenons ces ouvrages pour des exemples. De multiples applications de ces inventaires, les siens comme les nôtres, sont envisageables ; pour exemple, plusieurs personnes pourraient se partager des lieux de documentation et entreprendre un examen systématique des dictionnaires cités en ces lieux.

[13Pour exemple d’erreur induite par des notices bibliographiques et des références bibliographiques consultées, Magarete Lindemann (1994, p.557) présente deux dictionnaires pour l’année 1600, sous l’entrée « Ambrosius CALEPINUS ». Au moyen d’une recherche sur l’USTC, à la lecture de la transcription littérale de la page de titre et du colophon de la notice n°74095, il s’avère que ces deux entrées mentionnent un même ouvrage (Cf. Calepino, Ambrogio Dictionarium, In quo restituendo, atque exornando haec praestitimus [...] Adiecta sunt synonyma [...] Atque singulis Latinis Vocibus, Hebraicae, Graecae, Gallicae, Hispanicae, atque Germanicae Venise : (Dominicum de Farris), Damianus Zenarius 1600 ).

[14Parmi de nombreux exemples, l’introduction à l’étude du Grand Dictionaire françois-latin (GDFL ; 1593-1628) de Terence Russon Wooldridge (1992, 2001, 2010), précédemment citée à l’accueil de ce site, reste exemplaire. Elle présente la confuse situation bibliographique de l’ensemble des rééditions du Dictionaire françois-latin de Robert Estienne, et, ces savoirs erronés ajoutés à des descriptions :

« Ainsi, non seulement l’appellation « le Dictionnaire de Nicot » est employé pour le GDFL comme pour le DFL de 1573 et le Thresor [4], mais encore il arrive à Nicot de se voir attribuer une préface d’imprimeur de 1609 [5]. Les différents titres sont confondus : en 1904, Beaulieux attribue le titre de « Dictionaire françois-latin » au GDFL paru en 1607, 1608, 1609 et 1614, celui de « Grand Dictionaire françois-latin » au GDFL de 1593, 1606, 1614, 1618, 1625 et 1628 ; en 1927, il donne le second au GDFL entre 1607 et 1628 [6]. Wartburg classe l’édition du GDFL de de Brosses 1614 sous le titre « Thresor de la langue françoise » [7]. Les quelques exemplaires de Paris étant les plus connus, on leur accorde souvent une importance démesurée : ainsi, Brunet, et, à sa suite, Graesse, Lanusse et Brandon [8], font commencer le GDFL en 1609, date de la première parution à exister en bibliothèque à Paris. De la même façon, Quemada attribue au libraire Nicolas Buon, chez qui paraît en 1614 une réimpression de l’édition de Poille : a) la préface de l’imprimeur, Jean Du Carroy, qui date de 1609 et plagie celle de Stoer qui, elle, remonte à 1593 et se fonde à son tour, à la fois sur la préface du DFL de 1573 et sur l’épître dédicatoire du DFL de 1564 composées toutes deux par Dupuys ; b) des éléments de vocabulaire annoncés dans le titre de Voultier 1612 et, avant lui, dans ceux de Baudoin 1607 et Stoer 1610 ; c) une réédition du GDFL [9]. »

Pour l’ensemble des notes et leurs détails, nous vous invitons à consulter : Terence Russon Wooldridge. Le Grand Dictionaire françois-latin (1593-1628) : Histoire, types et méthodes. Toronto, Le Net des Études françaises, 2010 ; Remise en forme de © 2001 T.R. Wooldridge (2e édition, chez EDICTA) ; Édition imprimée © 1992 Les Éditions Paratexte (1ère édition). Disponible en ligne au lien suivant : http://www.etudes-francaises.net/do... (consulté le 09 05 2015). À la lecture de ce passage, nous ne saurions que trop insister sur la nécessaire distinction à maintenir, lors de la description d’un volume, entre les éléments qui relèvent de la description et de la transcription, et, les « savoirs ajoutés ».

[15Le concept de « Dictionnaire Fantôme » est emprunté au concept de « Mot Fantôme » de l’ATILF (Base des Mots Fantômes, http://www.atilf.fr/MotsFantomes, ATILF - CNRS & Université de Lorraine). La Base des Mots Fantômes est ainsi définie :

« La Base des mots fantômes se propose de recenser les pseudo-lexèmes disposant à tort d’un statut lexicographique, les sens fantômes ainsi que les lemmatisations erronées, qui se trouvent dans les ouvrages lexicographiques canoniques, prioritairement dans le Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle par Frédéric Godefroy, 1880-1902 (Gdf/GdfC) et/ou le Französisches Etymologisches Wörterbuch (FEW) de Walther von Wartburg, 1922-2002. »

Sur le même principe, nous avons jugé utile de créer une base de pseudo-dictionnaires disposant à tort d’un statut de dictionnaire existant. Elle sera complétée progressivement.

[16La recherche par mots-clé ou locutions-clés est actuellement embryonnaire. Chaque mot-clé nécessite un apparat technique qu’il nous faut rédiger et placer.